mercredi 9 septembre 2020

Bataille du Dobropolje, septembre 1918 : scénario pour "La Grande Guerre"

Bataille du Dobropolje, septembre 1918 : scénario pour "La Grande Guerre"

Pour ce scénario nous nous sommes aidés des informations concernant l'offensive planifiée par le général Franchet d'Espèrey en Macédoine. Nous avons trouvé un précieux pdf intilué "Un sentier vers la victoire - La campagne alliée d'Orient. Macédoine septembre-octobre 1918 - du LCL Christophe de LAJUDIE (lien), une page consacrée au 45ème RI (lien) et enfin la page "Les Passerands de l'Armée d'Orient en 1918" par B.T (lien). J'exclus des sources les articles et pages lus dans des magazines ou des livres qui bien que très intéressants, n'en donnaient pas moins peu de renseignement précis sur les combats. Pour une rapide et efficace synthèse, je conseille l'article "Le front d'Orient : l'offensive finale (15 sept. - 30 octobre 1918)" du chef d'escadron Olivier Lahaie paru dans le n°23 déc./jan. 2005 de 14-18 Le magazine de la Grande Guerre,

Les batailles de Dobropolje et du mont Sokol sont à insérer dans le cadre de l'offensive alliée préparée par le général Franchet d'Espèrey (Français, Britanniques, Italiens, Serbes, Grecs et Albanais) du 15 septembre 1918 en Macédoine. La rupture du front est entamée rapidement. L'exploitation se traduit par la poursuite des troupes bulgares et des contingents allemands. La brigade de cavalerie Jouinot-Gambetta s'empare définitivement d'Uskub (actuelle capitale de la Macédoine du Nord, Skopje) le 1er octobre. Le 29 septembre, le gouvernement Bulgarie signe l'armistice et les armées alliées marchent vers Belgrade et Bucarest. Le 19 octobre, les Français atteignent le Danube et le 21, la cavalerie rentre en Roumanie, c'est l'effondrement des Centraux dans les Balkans.



LES CARTES

Le front d'Orient du 15 au 29 septembre 1918

L'offensive du 15 septembre à son point de rupture

Pour en savoir plus, lien sur les Spahis du 1er régiment





"La préparation de l'offensive est rendue difficile par l'absence de voies de communication, et pénible du fait du relief ...  il faut hisser les 600 pièces d'artillerie à l'aide de tracteurs, d'attelages de bœufs, puis à bras ferme, lorsque seuls des sentiers de montagne escarpés sont disponibles."

Chef d'escadron Olivier Lahaie ?"Le front d'Orient : l'offensive finale (15 sept. - 30 octobre 1918)"  n°23 déc./jan. 2005 de 14-18 Le magazine de la Grande Guerre,, p.13.

Photographie extraite de l'article "Un sentier vers la victoire", lien.

23 ll.

Déploiement de l'armée germano-bulgare - Nord -
Déploiement de l'armée franco-serbe - Sud -

Vision plus large: les pions noirs marquent les limites de la surface de jeu.

Ordre de bataille
  
Soldats alliés de l'armée d'Orient

Éléments de la 17e DIC (Armée française d'orient) et de la 2ème Armée serbe

Général Henrys, cdt de l'A.F.O - Général Stepa Stepanović, cdt de la 2e armée serbe

 


Infanterie, 12 dont des unités de spécialistes:
- LF : 2
- Officier: 1
- Grenade: 1
- LMG: 2

- Mi :2 françaises et 1 serbe

- Artillerie de campagne : 3
 
7 cartes de commandement
3 cartes de combat
8 Pions QG

4 Artillerie de réserve

Placement libre entre hors table.
JOUE en premier

Éléments de la XIe Armée allemande, 
très majoritairement des unités bulgares.

Général von Steuben, commandant de la XIe armée


Prisonniers bulgares à Skra-di-Legen

Infanterie : 10 à placer entre la ligne de crête (ligne centrale d'hexagones) dont trois "élites" (Allemands). Toutes les unités d'infanterie sont à 3 figurines (attrition/bombardements...).
Unités de spécialistes:
- Mi : 2 (4 figurines)

- Artillerie de campagne : 1

5 cartes de commandement
2 cartes de combat
6 Pions QG

0 Artillerie de réserve

Placement libre entre le bord de table des Centraux et le ligne de crête au centre de la table de jeu.
---

L'artillerie de campagne des deux camps profitent d'observateurs (non figurés sur ta table de jeu).

Bombardement préparatoire sur le No man's land : 3e et 4e rangée d'hexagones en partant du bord de
 table franco-serbe.

Médailles 8
-La prise du point culminant (hexagone central) 1 médaille pour le joueur franco-serbe, 2 médailles pour le joueur des Centraux.
-La prise de la position fortifiée placée en avant de la route côté germano-bulgare 1 médaille.
-Joueur franco-serbe pressé par le temps.

Recommandation : bataille à jouer 2 fois en inversant les joueurs.

---
A propos des spécialistes



La partie

Dans les tranchées du flanc gauche, des unités bulgares
attentent de pied ferme l'adversaire


Une batterie est positionnée au centre de la ligne de crête, elle est flanquée par deux
nids de mitrailleuses à l'abris de position fortifiée.



Les points forts germano-bulgares s'appuient mutuellement sur les hauteurs.

L'accès est difficile pour les alliés qui ont préparé de longue date les positions.



Vue du côté franco-serbe.


Le bombardement du No Man's Land bouleverse le réseau de barbelés (règle p.9).


Les premières unités française composées de spécialistes du centre et de la droite surgissent...


... appuyées par le feu des canons et bientôt des mitrailleuses.

Pour en savoir plus (photos et cartes), ici



L'artillerie de réserve et les batteries de campagne bombardent dru.




Les unités françaises progressent en utilisant les bosquets et les escarpements.
Un officier (spécialiste) et son unité française sont mis hors de combat par les feux croisés.


Le centre français détachent deux unités pour soutenir l'assaut à droite.

Vue panoramique de la table de jeu du côté franco-serbe.

Carte "A court de munitions"
L'unité de mitrailleuses qui couvre la gauche de la batterie recule jusqu'au bord de table!

Les coups au but amoindrissent la batterie bulgare.
Les artilleurs poussent les pièces dans la position fortifiée.


La progression se poursuit.


L'infanterie française approche pour l'assaut des tranchées.

L'infanterie bulgare est grenadée, les pertes s'accumulent.

Les lance-flammes obligent les survivants à quitter les tranchées.





Les positions de la gauche bulgare et la ligne de crête sont prises.


Les unités bulgares tentent de s’accrocher à contre pente et à tenir au centre.


De cratère en cratère, la seconde vague vient soutenir l'assaut initial.



Les unités serbes progressent sur leur gauche afin d’empêcher les unités allemandes
de venir en aide à leurs frères d'arme bulgares. 

Soldats serbes en 1918


Les unités serbes progressent sur leur gauche afin d’empêcher les unités allemandes
de venir en aide à leurs frères d'arme bulgares. 


Les unités bulgares sont délogés du Dobropolje, victoire !


La deuxième ligne bulgare est en vue et la route vers
Prilep et Gradska est ouverte...

... ceci est une autre histoire pour un autre scénario.

Victoire de l'Entente
8 médailles franco-serbes pour Franchet d'Espèrey / 2 médailles pour le Tsar de Bulgarie 😟


BILAN

Le rôle de l'artillerie s'est avéré très important, y compris les pièces de campagne.
La combinaison des unités de spécialistes est très efficace.
Un placement partiel en contre pente est conseillé pour le joueur germano-bulgare..

Une réserve, même modeste, est plus que recommandée.

Merci à Marc pour cette partie, la revanche est programmée.

FIGURINES

Figurines Minifigs Miniatures, Peter Pig, 15mm, WW1
 et Command Decision (Skytrex) WW2 transformées.

Nappe hexagonale hotzmats  - Décors Neveu et Gauthey et de l'auteur -

----

A ne pas rater, ce reportage de France 24

Cliquer

L’armée de Terre sur les traces du front d’Orient (vidéo ci-dessous)
et un article ici





A bientôt

Ludiquement

*****

1 commentaire:

  1. Quel plaisir de voir évoquer l'épopée de mon ancien régiment. En pénétrant le premier à Sofia, le 54° R.I.C. contribua d'une façon décisive à la capitulation de la Bulgarie, qui entraîna bientôt celle de l'empire Austro-hongrois tout entier. L'effondrement du front sud devait logiquement amener l'Allemagne à redéployer une part substantielle de son armée pour bloquer la remontée hypothétique vers le nord de l'armée d'Orient. Avant que cette menace ne devint effective l'Allemagne préféra tenter d'arracher la victoire à l'ouest (opération Mickaël), en vain.
    Alors certes l'engagement progressif des troupes américaines de plus en plus nombreuses conjuguée avec celui des chars et des avions de plus en plus nombreux, fiables et efficaces sur le front ouest ainsi que le délabrement d'une économie exsangue ont aussi conduit l'Allemagne à demander l'armistice mais c'est, chronologiquement parlant, d'abord la menace que faisait désormais peser l'armée d'Orient, débarrassée de ses adversaires: sur l'Allemagne du sud et l'impossibilité de déployer des effectifs suffisant face à elle, qui a permis la victoire de 1918.
    C'est d'ailleurs en substance ce que laisse entendre le général dans son commentaire. Mais il est trop fin pour l'affirmer explicitement tant il sait qu'il heurterait à coup sur la conscience de ses contemporains.
    Pour l'Histoire, avec un grand H ,celle qui figurera dans les livres du même nom; et compte tenu surtout du nombre de morts pour la France tombés dans les tranchées sur le front ouest, il était nécessaire que la victoire fut acquise sur ce même front et tant pis pour ceux qui se couvrirent de gloire sur un front secondaire que l'on baptisera bientôt "théâtre des opérations extérieurs" et qui auront ainsi l'insigne honneur de se battre jusqu'en mars 1919. (voir ou revoir à ce sujet le film de Bertrand Tavernier Capitaine Conan).

    RépondreSupprimer