dimanche 8 février 2009

dimanche 1 février 2009

Français 1940 : la gare ne doit pas tomber...






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Affiche de propagande américaine et aquarelle de Pierre Albert LEROUX - http://www.anac-fr.com/2gm/2gm_17.htm -










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1940, comme des lions...



Quand on évoque la défaite de 1940, celle qui donna naissance au régime de Vichy, la plupart des Français éprouvent une certaine gêne. Pour eux, elle est synonyme de débâcle, de couardise, de déshonneur militaire, car elle se confond dans la mémoire collective avec la Drôle de guerre qui l’a précédée et l’exode qui l’a accompagnée. Il était temps de balayer ces idées reçues et de rétablir la vérité sur ce que fut la résistance héroïque de l’armée française, trahie par un haut commandement en retard d’une guerre et des hommes politiques viscéralement anti-républicains. Sait-on qu’en 45 jours de combats, les pertes quotidiennes allemandes furent supérieures à celles de la campagne de Russie du 22 juin au 10 décembre 1941? Que la première bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, à Hannut, fut une victoire française ? Que le village de Stonne, surnommé par les Allemands le « Verdun de 1940 », changea de mains 17 fois en trois jours? Qu’à Landrecies, deux chars lourds français détruisirent une centaine de blindés allemands en quelques heures ? Que le général de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée, enfonça à Abbeville les positions allemandes, mais ne put exploiter son succès faute de réserves suffisantes? Que l’opiniâtre résistance des troupes françaises à Lille et Dunkerque permit de sauver de la capture 340 000 soldats alliés, et donc de sanctuariser l’Angleterre ? Que sur la Loire, les cadets de Saumur bloquèrent 40 000 soldats ennemis ? Qu’au moment de l’armistice, 45 des 53 ouvrages de la ligne Maginot restaient invaincus ? Et surtout, que près de 100 000 soldats français moururent au champ d’honneur en 45 jours de combat ?… Dans un livre captivant, qui suit l’évolution des troupes sur le terrain, pointe les erreurs du commandement français et s’appuie sur de nombreux témoignages, Dominique Lormier rend un hommage tardif mais ô combien mérité à ces héros méconnus.

Reconnaissance allemande


Chars Français 1940 : colonne blindée dans un bourg picard